Bricoler sa quickcam noir et blanc

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ou la canibalisation d'un pauvre boitier photo et d'une innocente Quickcam NB

l'intérêt de ce mariage est assez simple:

(dérouler vers le bas pour la suite des aventures)

1° comment éviter de l'embêter lors du pointage d'un objet planétaire, en 10 minutes chrono
 

 Utilisé

  • un boitier reflex d'occasion , de préférence à vis car on n'a pas besoin de bagues d'adaptations spéciales (bagues T) L'appareil est à sacrifier, l'état n'est pas très important, du moment que l'on peut faire monter et descendre le miroir)
  • d'un bout de plaque époxy (ex: circuit imprimé raté)
  • 2 clous, de la superglue, du scoch d'électricien
  • un boitier pour remplacer le dos du réflex

 Opérations:

enlever le dos du boitier photo (comme vous pouvez)

dans la paque époxy, percer 3 trous, 1 central pour le chip CCD et 2 pour les axes (des clous :)

coller les clous

Coller cette plaque à la place du film, sur les glissières: l'opération délicate: il faut que le trou central soit centré au mieux. Utiliser la méthode pifométrique globale, avec en plus un bon felling. good luck !

 

 

 placer le circuit sur lequel est fixé le capteur et mettre 2 points de colle. scotcher le dos

 

Et c'est fini ;)

 

Utilisation

  • Montage normal comme un appareil photo classique, mais en faisant attention aux fils !
  • je pointe l'objet en utilisant le viseur du reflex. j'en profite aussi pour faire la mise au point approximative.
  • Lorsque l'objet est centré dans ma mire (si la plaque collée sur les glissières est centrée), lancer la pose B, et garder l'obturateur ouvert grâce à un déclancheur à blocage
  • Affiner la mise au point en regardant l'écran, et faire les photos.

Ce montage a été testé avec succès sur des images lunaires.

2° amélioration des conditions de visées et coupure de l'antiblooming.

Le pointage de la caméra est facilité, mais ce n'était pas tout à fait au point. La plage de visée d'un 24x36 est beaucoup trop grande. D'où de nouvelles modifications:

 mise en place d'un réticule, confectionné avec 2 bouts de fils à coudre.

éclairage de ce même réticule par une miniled. Cette dernière est collé à la place du petit volmètre qui indiquait la quantité de lumière mesurée par la cellule. L'alimentation électrique est fournie directement par la caméra. (fil relié au clavier). Pour adapter les tensions, on rajoute une résitance de 470 ohms en série. Un interrupteur permet de déactiver la led pendant la prise de vue.

le verre dépoli absorbe beaucoup trop de lumière. La mise au point sur le soleil avec un filtre Halpha et un telescope à F/D=30 est impossible, aussi, j'ai choisi de le retirer du dispositif optique. Et ca ne gène en rien la focalisation. Le champ visé devient également un peu plus étroit.

 

 

 le fameux fil jaune a été coupé (voir site astrocam). Un petit interrupteur placé sur le coté du boitier permet de sélectionner le mode de fonctionnement. Avec antiblooming. (planétaire) / Sans antiblooming (stellaire)

Remaniement sérieux des cables: le CAN (convertisseur analogique digital) étant placé initialement dans la prise, il m'a semblé interessant de limiter le trajet du signal vidéo sous forme analogique. Désormais, le CAN se trouve tout près de la tête vidéo, dans le fameux boitier qui remplace le dos (fallait bien trouver quelque chose pour le remplir non ? :-) La connectique a été conservé à chaque extrémitée.

Après avoir sectionné le cable, j'ai soudé et gainé (avec de la gaine thermorétractable) chaque conducteur. Ainsi, la connection sera, je l'espère sécurisée.

Le cable d'alimentation (vers le clavier) a lui été ralongé à 2m environ.

 Seul petit problème: le cable parallèle ne doit pas être trop long. J'ai testé avec un cable destiné à la grande soeur (caméra Audine) et ca marche pas. Par contre avec un cable plus court, tout rentre dans l'ordre